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Stagiaires : en avoir, ou pas ?
Certes, l’intégration dans tous les cursus, y compris universitaires, de périodes de stages en entreprise est une excellente idée. Bien entendu, il est impensable de profiter de ce statut pour embaucher à 30 % du Smic… Et maintenant que tout le monde est d’accord, comment fait-on ? Comment faire pour ne pas accepter au sein de son entreprise tous les fistons des meilleurs clients qui cherchent un stage ? Comment dégager du temps pour véritablement accompagner et former chacun de ces professionnels en devenir ? Comment leur confier des tâches qui leur permettront d’apprendre sans risquer une poursuite pour emploi salarié déguisé ? Comment justifier à l’actionnaire le coût-homme du tuteur ajouté à l’indemnité de stage ? … Pour peu que l’on ait des principes, il est souvent difficile de les appliquer dans une structure qui n’a pas les moyens, contrairement aux sociétés du CAC40, d’avoir un département des stages, des procédures, des livrets d’accueil… Résultat, les têtes bien faites font leur stage ailleurs, et se font embaucher ailleurs ! Reste donc le bon sens. Celui qui permet de travailler sur la base d’un échange bien compris entre l’entreprise et son stagiaire. Celui qui permet de sélectionner ses stagiaires comme de potentielles futures recrues. Celui qui permet d’expliquer que, si le fiston est bien sûr le bienvenu, il n’a pas forcément intérêt à faire son stage ici compte tenu de l’indisponibilité de l’équipe, et de l’écart entre son projet professionnel et l’activité de l’entreprise… Le bon sens et le pragmatisme sont souvent des atouts de poids face à nos grands concurrents ! |
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